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Les dangers de la malbouffe

Aujourd'hui, la plupart de nos aliments sont transformés : ils sont passés par un processus industriel. Et notre consommation de produits frais baisse. Avec à la clé des maladies comme l'obésité, le diabète, les cancers ou l'hypertension.

La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le , mis à jour le


De plus en plus de spécialistes accusent la nourriture industrielle d'être trop grasse, trop sucrée, trop salée et trop pauvre en fruits et légumes frais. Problème : cette nourriture industrielle a envahi nos assiettes.

Quelles sont les conséquences de la malbouffe ?

La malbouffe serait, pour certains, responsables de ces chiffres alarmants : 8,6 millions d'obèses, plus de 1,5 millions d'insuffisants cardiaques, 1 adulte sur 3 hypertendu, plus de 4 millions de diabétiques et 25 % de cancers liés à une mauvaise alimentation.

L'excès de gras, par exemple, augmente directement le risque des maladies cardio-vasculaires. Le cholestérol bouche les artères et peut provoquer un infarctus. On parle d'hypercholestérolémie quand le taux de cholestérol sanguin est supérieur à 2 g par litre (en l'absence d'autre facteur de risque). Or le cholestérol bouche les artères et peut provoquer un infarctus. Pourtant, un adulte sur cinq présente un taux de cholestérol sanguin supérieur à 2,5 g par litre. 

L'excès de sel, quant à lui, augmente le risque d'avoir de l'hypertension artérielle ou une insuffisance rénale, alors que l'excès de sucre accroît celui d'avoir un diabète de type 2. Et lorsqu'il est associé à un manque d'activité physique, c'est l'obésité qui guette. Manger gras et sucré altèrerait nos capacités cognitives en quelques jours, selon cette étude. Une alimentation grasse augmenterait le risque de dépression, d'après une autre étude publiée dans Plos. 

Sans oublier les additifs et les conservateurs dont les effets sont mal connus au mieux, délétères au pire...

Une étude américaine de 2022 a conclu que la malbouffe, une alimentation trop grasse, trop salée et pauvre en nutriments, favoriserait le développement de cancer colorectal, à cause de son effet sur le microbiote.   

Plusieurs autres maladies sont liées à notre mauvaise alimentation, le manque de vitamines et de sels minéraux. Une carence en vitamine D et en calcium aggrave aussi la perte de densité osseuse et peut ainsi entraîner l'ostéoporose.

À l'inverse, de nombreuses études rapportent le rôle protecteur des fruits et des légumes contre plusieurs cancers. Une alimentation qui n'est donc pas assez variée, qui manque de fibres, augmente le risque de cancer, notamment les cancers digestifs.

En 2017, une étude avait montré qu'aux Etats-Unis, un décès sur deux est d'origine métabolique, lié à 10 facteurs alimentaires : l'excès de sel, une faible consommation de noix et de graines, de fruits et de légumes, d'acides gras oméga 3 en provenance des produits de la mer ainsi qu'une forte consommation de viande, de sucre et de boissons sucrées.

Pire, les industriels de l'alimentation s'attaquent même aux enfants, qu'ils cible à grands renforts de publicités. 

Aliments ultra-transformés et diabète

"Nutrition : le coup de colère des diabétiques", entretien avec Claire Desforges, responsable des affaires publiques à la Fédération Française des Diabétiques

Quand on n’aime pas les légumes, le repas devient vite un régal de produits transformés, avec beaucoup d’huile, de sucre et de sel…

Et les conséquence sur la santé sont nombreuses. Parmi elles, le risque de développer un diabète de type 2. Selon un volet de la vaste étude française NutriNet-Santé, publiée dans le JAMA en 2019, plus la proportion d'aliments ultra-transformés dans l'alimentation est importante, plus le risque de développer un diabète de type 2 est élevé.

Arômes alimentaires et additifs : quels dangers ?

Si la nourriture n'a pas assez de goût, la solution est d'y ajouter des arômes artificiels. Des substances sont aussi ajoutées pour améliorer la texture de l'aliment ou permettre une meilleure conservation.

Ces additifs sont parfois trompeurs pour les papilles et sur la qualité de ce que l’on mange… Selon l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses), les additifs sont présents dans 78 % des aliments transformés. 
La présence de ces substances chimiques questionne les scientifiques car leurs conséquences sur la santé est encore mal connue. 

Et si chaque additif est présent à une dose inférieure aux limites autorisées, l'effet cocktail de l'ensemble des additifs présents dans les aliments transformés pourrait avoir des effets néfastes et favoriser la survenue de cancers, de maladies cardiovasculaires et d'obésité.

Malbouffe : gare à l'addiction

La consommation compulsive de malbouffe ou de "junk food" déclencherait les mêmes mécanismes dans notre cerveau que la dépendance aux drogues.

Et selon une récente étude publiée en 2020, consommer des aliments ultra-transformés, gras et sucrés typiques de la malbouffe pendant une seule semaine pousserait le cerveau à en demander davantage. 

En cause : une altération de l'hippocampe, une région du cerveau qui contrôle notamment la mémoire et l'appétit. Un véritable cercle vicieux comparable à un comportement addictif.

Enfants et adolescents, les premières cibles de la junk food

Les adolescents et les enfants sont la cible principale des fabricants de junk food. Il suffit de regarder les spots publicitaires destinés à ces publics pour s'en rendre compte : leur écrasante majorité portent sur des aliments gras, salés ou sucrés comme des confiseries, du chocolat, des chaines de fast food, des céréales du petit-déjeuner, des boissons sucrées et des sodas.

Pourtant, l'enfance et l'adolescence sont des périodes cruciales pour la croissance et pour la prévention des maladies chroniques. Selon la Drees, en 2020, 15,7 % des adolescents sont en surpoids ou obèses. À l'école primaire, 18% des enfants sont en surcharge pondérale et 4% souffrent d'obésité, toujours selon la Drees.

Des conseils pour retrouver une bonne alimentation

Quand on a pris de mauvaises habitudes avec les chips, les pizzas et les sucreries, la consultation avec un médecin nutritionniste peut aider à retrouver progressivement les repères qui permettent d'avoir une bonne alimentation.

Un alimentation équilibrée repose avant tout sur des repas variés et réguliers. Une assiette équilibrée se compose d'un apport en protéines (viande, poisson, oeufs, fromages, tofu ou encore légumineuses), un apport en légumes crus ou cuits qui doivent représenter les deux-tiers de l'assiette et un apport en féculents (pâtes, riz, pomme de terre, céréales...).

Il est important de consommer au moins cinq portions de fruits et légumes par jour, de privilégier les céréales complètes, de limiter la consommation de graisses saturées (viennoiseries, pâtisseries, charcuteries, beurre, viandes grasses...), de boissons sucrées (sodas, sirops, jus de fruits) et les boissons alcoolisées.

Enfin, l'idéal est de manger trois repas par jour, auxquels s'ajoute un goûter pour les enfants, les adolescents et les personnes âgées. Cette régularité permet d'éviter les fringales et donc les grignotages entre les repas.

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