1. Accueil
  2. Bien-être
  3. Psycho
  4. Psycho

Accepter son corps, le défi de l'été ?

Pas assez de poitrine, des cuisses trop grosses, un ventre trop mou... Nous sommes nombreux à ne pas aimer certaines parties de notre corps. Si certains oublient vite leurs imperfections, d'autres sont la proie de véritables complexe.. Comment les dépasser nos complexes et faire enfin la paix avec notre corps ? Réponses bienveillantes de Anne Marrez et Maggie Oda, psychologues psychothérapeutes.

Dr Charlotte Tourmente
Rédigé le , mis à jour le
Des exercices quotidiens d'observation peuvent nous aider à nous réconcilier avec notre corps  —  Shutterstock

Quelles sont les raisons et les conséquences de ne pas accepter son corps ?

Il existe trois grands types de raisons à la non-acceptation du corps :

Quels sont les retentissements d'une mauvaise image de son corps ?

Une mauvaise image peut entraîner une baisse d'estime de soi, une anxiété dans les relations sociales, des difficultés dans les relations sexuelles, une dépression, des troubles du comportement alimentaire, ou encore un repli et un isolement.

Le culte de l'apparence, prôné par les médias...

L'insatisfaction corporelle est fort présente chez les femmes (95% des femmes n'aiment pas leur apparence) mais elle est en hausse chez les hommes. Les images issues des médias sont les éléments centraux de la culture de l'apparence. Ce sont des facteurs qui poussent à la formation de normes d'apparence. Nous recherchons un idéal qui n'existe pas : ce que l'on nous montre dans les médias et sur les réseaux sociaux est retouché, refait, pas naturel ni vrai !

Comment se réconcilier avec son corps ?

On conseille le plus souvent une méthode progressive et des exercices quotidiens, dans lesquels on s'observe et grâce auxquels on prend conscience de nos pensées, de nos comportements et de nos émotions. Et c'est en travaillant sur ces derniers, en les modifiant progressivement qu'on observe une diminution de l'inconfort et de la souffrance émotionnelle.

Il est très important d'être indulgent et doux avec soi-même, car la confrontation avec son corps peut être très douloureuse et il faut aller doucement, le travail se fait petit à petit, suivant quelques grandes lignes théoriques :

C'est le point de départ afin de comprendre comment l'image de son corps s'est mise en place, suivant l'histoire personnelle. La construction de l'image de son corps prend naissance à chaque étape de la vie (enfance, pré-adolescence, adolescence, âge adulte). Prendre conscience de tous les facteurs qui ont pu l'influencer en bien et en mal permet de comprendre aussi son propre regard (par exemple, nous avons pu entendre, venant de l'entourage, des critiques  du genre : "ah tu es vraiment grosse"). Avec le temps nous avons intégré cette critique et estimons aujourd'hui que c'est notre pensée. Le réaliser permet donc de prendre de la distance, de remettre les choses à leur place.

Pour changer, il faut déjà prendre conscience du problème.

 Il peut s'agir de tristesse, d'isolement, de refus d'invitations sociales,... Dans cette étape, on continue à faire le point sur son image corporelle, ses avantages et ses inconvénients. Cela sert de tremplin afin de nous motiver à instaurer certains changements, dans le but d'aller mieux.

Un raisonnement erroné, c'est par exemple faire la loupe sur un défaut physique et ne résumer son corps qu'à cela. Cela a forcément un impact sur le ressenti que l'on a de son corps. Autre croyance : "Si j'étais plus belle, ma vie serait plus réussie". Les gens croient souvent à 100% à leur raisonnement et plus on y croit, plus on y adhère, plus on a de risque d'avoir une insatisfaction corporelle et ses conséquences négatives.

Le but est d'en faire prendre conscience et de les mettre en doute.

Auriez-vous quelques exercices concrets à conseiller à nos internautes ?

Voici quelques exemples pour donner des idées pratiques, mais c'est à chacun de personnaliser ses conseils, en choisissant ceux qui vont les aider à progresser, petit à petit.

Quand consulter ?

Plusieurs situations l'imposent : quand l'intensité de la souffrance est très grande, qu'elle dure dans le temps, qu'elle s'impose à nous fréquemment, lorsque la souffrance nous limite et nous handicape dans la relation à soi et aux autres et qu'elle gâche nos potentialités, quand elle devient obsessionnelle et nous plonge dans des états de désespoir.

Il ne faut pas avoir honte de se faire aider, c'est une démarche positive et parfois, la lecture isolée du petit cahier que nous avons écrit peut être très douloureuse, auquel cas il est important d'aller consulter un spécialiste des thérapies comportementales et cognitives.

EN SAVOIR PLUS

Sur Allodocteurs.fr :

Livre :

Psycho

Voir plus

Les dernières vidéos

Plus de vidéos

Nos fiches santé

Voir toutes les fiches santé