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Bientôt la fin de l'intérim médical à l'hôpital ?

Pour limiter les "dérives de l'intérim médical", le gouvernement veut plafonner le tarif des gardes à partir du mois d'avril. Une mesure qui pourrait entraîner la fermeture de certains services, selon plusieurs professionnels.

Mathieu Pourvendier avec AFP
Rédigé le , mis à jour le
Les maires de l'Association des petites villes de France (APVF) ont demandé que "des dérogations circonstanciées" restent possibles au cas par cas  —  Shutterstock

Est-ce la fin des intérims médicaux surpayés ? Le gouvernement prévoit de plafonner le tarif des gardes dans les hôpitaux publics à partir du 3 avril 2023, a affirmé mardi 14 mars le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran.   

Maximum 1 170 euros brut pour 24h

Ainsi, les hôpitaux publics ne pourront plus payer un médecin au-dessus de 1 170 euros brut pour une garde de 24 heures, sous peine de poursuites judiciaires.

Cette mesure, inscrite dans la loi depuis 2016 mais jamais appliquée depuis, "va permettre de mettre un coup important, je l'espère fatal, aux dérives de l'intérim médical", a déclaré M. Véran à l'Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement.      

Toutefois, le porte-parole a ajouté : "tout intérim n'est pas à jeter à la poubelle", évoquant les remplacements de congé maladie ou maternité. Mais "lorsque des médecins exigent 1 500, 2 000, 2 500 euros pour 24 heures, cela met en péril la continuité des soins (et) la sécurité financière de l'établissement". 

Faut-il craindre des fermetures de services ?

En réponse au député (LR) des Vosges Jean-Jacques Gaultier, inquiet de possibles "fermetures de services à risque vital" comme la maternité d'Epinal et les urgences de Vittel, le porte-parole du gouvernement a assuré: "Nous ne laisserons pas ces structures fermer, ni péricliter, ni même s'abîmer".      

Les urgentistes du syndicat Amuf ont également mis en garde lundi 13 mars contre une décision qui entraînerait selon eux l'arrêt de "centaines de lignes de garde" dans toute la France.      

À lire aussi : Les abus de l'emploi médical temporaire

Des dérogations pour les petites villes ?

Les maires de l'Association des petites villes de France (APVF) ont demandé quant à eux que "des dérogations circonstanciées" restent possibles au cas par cas.      

Néanmoins ces exceptions "n'ont pas lieu d'être" pour le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Arnaud Robinet, qui a répété son soutien à cette réforme mardi 14 mars lors d'une conférence de presse. "Il faut être courageux et aller jusqu'au bout", a-t-il insisté, jugeant que "le gouvernement se décrédibiliserait s'il revenait en arrière" et réclamant "que les économies générées soient réinjectées" dans les rémunérations des soignants en poste.   

Intérim des médecins à l'hôpital : une mauvaise solution  —  Le Magazine de la Santé - France 5

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