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Des anticorps monoclonaux pour prévenir les formes graves du Covid

Certains traitements anti-covid, comme les anticorps monocolonaux sont utilisés pour les personnes qui présentent un risque accru de formes graves de Covid. Comment fonctionnent-ils ? Quels sont leurs effets secondaires ?

Anaïs Plateau
Rédigé le , mis à jour le

Michel a été doublement greffé des reins en 2013. Il reçoit des anticorps monoclonaux pour la première fois dans ce service de néphrologie. 

"A cause de vos anti-rejets, vous n’avez pas répondu au vaccin contre le Covid, on vous propose donc un nouveau traitement, le Ronapreve. On va vous administrer directement les anticorps pour vous protéger contre le Covid", explique cette infirmière du service. 

Les patients à risques de ce service sont étroitement surveillés. Ils font tous régulièrement des sérologies. Il leur est proposé ces anticorps monoclonaux pour deux raisons :  

"Il y a près d’un tiers des patients qui n’ont aucune réponse vaccinale après les 3 doses. C'est la première raison. La seconde, c’est que l’infection par la Covid chez ce type de patients, peut être extrêmement sévère avec dans 15 à 20% des cas des formes très graves", explique le Pr Philippe Grimbert, néphrologue au CHU Henri Mondor à Créteil. 

Le Ronapreve, un traitement anti-Covid

Le Casirivimab-Imdevimab appelé aussi Ronapreve utilisé ici a été récemment approuvé par l’agence européenne du médicament. Depuis le mois d'août, certains patients immunodéprimés peuvent bénéficier d’une autorisation d’accès précoce à ce sérum en France. 

"Ce sont 2 anticorps qui ont été ciblés de manière tout à fait spécifique pour avoir une efficacité maximale contre le risque d’infection grave par la covid qui, encore une fois, peut être particulièrement sévère", commente le Pr Philippe Grimbert. 

Il y a trois possibilités pour bénéficier d’anticorps monoclonaux :  

- En prévention, toutes les 4 à 6 semaines après une exposition à un contact potentiellement contaminant.
- En traitement thérapeutique, dans les 5 jours après les premiers symptômes. Mais il reste un gros inconvénient avec son prix. Il faut compter 1 700 euros environ pour une dose. 
- Les autres traitements sous le feu des projecteurs sont les antiviraux oraux. 

En attentant les pilules de Merck et de Pfizer

Il y a le Molnupiravir du laboratoire Merck et le Paxlovid de Pfizer. Ils sont prescrits aussi dans les premiers jours de l’infection, et des résultats intermédiaires d’essais cliniques ont montré des effets très encourageants sur les patients hospitalisés. 

"Avec la molécule de Molnupiravir, on diminue par 50% le décès à l’hôpital, et avec le Paxlovid, on est à 89%. Certes sur quelques centaines de personnes, 700 d’un côté, 370 de l’autre. En plus, il faut être très clair, l’approche antivirale aura de toute façon un impact sur la transmission. Quand vous bloquez le cycle viral chez une personne infectée, vous diminuez ou vous bloquez sa transmission", conclut le Pr Philippe Grimbert. 

L’agence européenne du médicament a approuvé le Molnupiravir. En France, l’avis de la Haute Autorité de Santé est attendu dans les prochaines semaines.  

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