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AVC : un diagnostic et un traitement plus rapide grâce à la télémédecine

Etablir un diagnostic plus rapidement d'accident vasculaire cérébral (AVC) et tenter d'initier un traitement sans délai, c'est le pari du CH de Troyes et du CHU de Reims. Grâce au dispositif TéléAVC, les urgentistes du CH de Troyes utilisent les moyens de la télémédecine pour communiquer à distance avec des neurologues d'hôpitaux différents, pour une expertise plus fine et une prise en charge plus adaptée des AVC. Point sur ce dispositif avec le Dr Alain Hugerot, chef de service des Urgences du CH de Troyes.

La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le

Faute de plateau technique ou de spécialistes dans l'hôpital, les médecins sont parfois contraints de transférer leurs patients victimes d'un accident vasculaire cérébral (AVC) vers d'autres structures hospitalières plus adaptées. Des trajets dépassant parfois des centaines de kilomètres et pouvant mettre en jeu le pronostic fonctionnel, voire le pronostic vital du patient.

Des médecins disponibles à tout moment grâce à la télémédecine

Pour palier cet obstacle de prise en charge, le Dr Alain Hugerot, chef de service des Urgences du CH de Troyes, a mis en place avec son équipe et en collaboration avec le CHU de Reims, le dispositif TéléAVC.

Ce dispositif utilise les moyens de la télémédecine pour assurer la garde de neurologie et d'imagerie sur le CH de Troyes 24h/24 et 7j/7, grâce à l'expertise des praticiens du CHU de Reims.

"Si un patient se présente aux Urgences du CH de Troyes avec une suspicion d'AVC, un urgentiste du service l'examine et une imagerie cérébrale est réalisée. En cas d'absence du radiologue, du neurologue ou de nécessité d'un deuxième avis médical (pour des diagnostics non évidents), nous pouvons grâce au dispositif TéléAVC, entrer en contact avec une équipe médicale au CHU de Reims", explique le Dr Hugerot.

Les neurologues de Reims participant au projet TéléAVC se sont engagés à être disponibles dans les 15 minutes après un appel du CH de Troyes, 24h/24 et 7j/7.

Visionner en direct l'examen médical grâce une caméra haute définition

"Le patient installé dans un box dédié à la télémédecine est examiné à nouveau par l'urgentiste de Troyes. Le neurologue rémois, derrière son écran d'ordinateur, peut ainsi visionner en direct l'examen médical filmé par une caméra de haute définition. 

"Il peut alors se faire son propre avis sur les symptômes du patient afin d'établir un diagnostic selon une grille très précise", ajoute l'urgentiste.

Les clichés d'imagerie cérébrale (scanner ou IRM) peuvent aussi être transmis au neurologue rémois, pouvant interpréter à son tour les images. Cette double expertise conforte ou infirme le diagnostic établi initialement par l'urgentiste. Mais pas seulement.

"La mise en place de la télémédecine permet aussi parfois de réfuter de façon pragmatique l'indication de la thrombolyse* pour le traitement de l'AVC ischémique", souligne le Dr Hugerot.

Un diagnostic plus précoce et une prise en charge rapide permet de réduire la mortalité de 30% et le risque de séquelles après un AVC et leur gravité.

Devant des signes d'alerte, composez le 15

Une faiblesse d'un côté du corps, une paralysie d'un bras, une déformation de la bouche, une difficulté à parler ou encore des troubles de la vision de survenue brutale doivent faire évoquer un AVC. Il faut agir rapidement dès les premiers signes. Même si les symptômes disparaissent après quelques minutes, il faut vite composer le 15.

A chaque minute qui s'écoule avant l'instauration d'un traitement, le patient victime d'un AVC perd en moyenne 1,9 millions de cellules cérébrales. Le risque de séquelles ou de décès augmente donc à chaque minute.

*injection d'un traitement qui va dissoudre le caillot responsable de l'infarctus cérébral.

Source : ARS, CH Troyes, CHU Reims. Décembre 2013.

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