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Les médicaments à la codéine désormais interdits à la vente libre

Le ministère de la Santé rend obligatoire la prescription sur ordonnance pour acheter des médicaments contenant de la codéine, dérivé de l’opium. Depuis le début de l'année 2017, deux jeunes sont décédés d'une surdose de ces antidouleurs pris à des fins récréatives.

La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le

Les médicaments à base de codéine, de dextrométhorphane, de l’éthylmorphine, de noscarpine et de tous les autres dérivés de l’opium ne pourront désormais être délivrés que sur ordonnance, a annoncé mercredi le ministère de la Santé, afin de "mettre un terme à des pratiques addictives dangereuses et potentiellement mortelles" liées à l'usage détourné de ces produits.

Jusqu'à présent, ces médicaments (des anti-douleurs et des sirops pour la toux) pouvaient être délivrés sans ordonnance s'ils contenaient une quantité de principe actif inférieure à un certain seuil. "La vente de ces médicaments sur les sites Internet n’est plus possible", poursuit le ministère dans un communiqué.

L'arrêté, signé ce mercredi 12 juillet, paraîtra jeudi au Journal officiel et entrera en vigueur le lendemain, a précisé le ministère à l’AFP.

La mode du "Purple Drank"

Sous forme de comprimés ou de sirops, certaines substances codéinées sont vendues entre 2 et 5 euros. Pour les adolescents, c'est une façon simple et économique de se droguer. Dans cette tranche d’âge, la mode du "Purple Drank", cocktails à base de codéine, d’antihistaminique et de soda, est à la hausse. "Trente cas graves liés au « Purple Drank » et 23 cas graves liés au dextrométhorphane avaient été recensés par les autorités sanitaires ces deux dernières années", précise le ministère de la Santé.

Le refus de vente était préconisé par l’Agence nationale du médicament (ANSM). Depuis le début de l'année 2017, celle-ci a reçu quatorze signalements d'abus de codéine chez des jeunes. Parmi eux, deux en sont morts et ces chiffres ne reflètent sans doute pas la réalité comme le confiait au Magazine de la Santé Nathalie Richard, directrice adjointe du service Médicaments du système nerveux central à l'ANSM : "Il y a une sous-notification des cas déclarés à l'Agence du médicament. Et concernant la codéine, le nombre de cas est certainement sous estimé".

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