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Dans de rares cas, traiter l'hépatite C réactive le virus de l'hépatite B

Si les nouveaux traitements contre l'hépatite C sont très efficaces ils sont également, dans de rares cas, susceptibles de réactiver le virus de l'hépatite B chez des patients infectés par les deux virus, a averti ce 2 décembre l'Agence européenne du médicament (EMA).

La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le , mis à jour le

Suite à un réexamen lancé en mars 2016 à la demande de l'Union européenne, l'EMA a confirmé que certains patients traités par des antiviraux d'action directe (AAD, voir encadré) couraient le risque d'une réactivation du virus de l'hépatite B, potentiellement mortelle. La réactivation signifie qu'une infection par le virus de l'hépatite B (VHB), jusque-là latente chez un patient, redevient active.

Bien que seulement 30 cas de réactivation du virus de l'hépatite B aient été observés parmi les milliers de patients traités, le comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (Prac) de l'EMA recommande qu'un avertissement soit à l'avenir inclus dans la notice d'information de ces médicaments et que tous les patients soient testés pour le VHB avant de recevoir un traitement contre le VHC. Ceux qui sont infectés par les deux virus devront faire l'objet d'une surveillance spéciale, ajoute le Prac.

Le comité a également passé en revue les données liant les nouveaux traitements anti-VHC à des cancers du foie, mais juge que de nouvelles études seraient nécessaires avant de pouvoir se prononcer.

Il n'existe actuellement pas de vaccin contre le VHC qui touche environ 170 millions de personnes dans le monde mais l'arrivée des antiviraux d'action directe (AAD) a constitué une véritable révolution avec des taux de guérison spectaculaires. Il existe en revanche un vaccin - très efficace - contre l'hépatite B.

Apparus sur le marché ces dernières années, les AAD sont des médicaments qui bloquent la capacité de multiplication du virus de l'hépatite C (VHC) et qui sont nettement plus performants que les traitements conventionnels (interféron et ribavirine). Mais leur coût, de l'ordre de 40.000 à 80.000 euros pour un traitement standard de 12 semaines, selon les pays, rend leur accès très difficile à de nombreux malades dans le monde. Parmi les plus connus figure le Sovaldi® (molécule sofosbuvir), mais l'EMA cite également le Daklinza® (daclatasvir), Exviera® (dasabuvir), Harvoni®, Olysio® (symeprevir), Viekirax® ainsi que les très récents Epclusa® et Zepatier®.

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