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Fortes chaleurs : attention avec vos médicaments

L’ANSM alerte sur le risque que certains médicaments aggravent un syndrome d’épuisement-déshydratation, fréquent lors des grosses chaleurs.

La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le , mis à jour le
Aux Etats-Unis, les analgésiques opioïdes et l'héroïne ont contribué à environ 60.000 décès par overdose en 2016.

Quand les températures montent, même s'il n'y a pas de canicule, certains médicaments peuvent aggraver les coups de chaleur. Leurs effets peuvent aussi être  modifiés à cause des efforts de l'organisme pour s'adapter. L’ANSM a donc publié une mise au point sur le bon usage des médicaments en cas de vague de chaleur. N'arrêtez jamais un traitement sans avis médical, mais n'hésitez pas à consulter votre médecin pour qu'il vous conseille sur la meilleure façon d'adapter votre ordonance aux variations du thérmomètre.

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Troubles de l’hydratation

Les antidiabétiques de type diurétiques sont susceptibles de provoquer des problèmes d’hydratation, ou des troubles électrolytiques (variation du rapport entre l'eau et les minéraux contenus dans l'organisme). 

En outre, si vous n’êtes pas assez hydratés, le fonctionnement de nombreux médicaments peut être affecté : les sels de lithium, les anti-arythmiques, les digoxine, les anti-épileptiques, certains hypoglycémiants et les anti-cholestérol.

Altération de la fonction rénale

Tous les anti-inflammatoires non-stéroïdiens peuvent créer des problèmes rénaux. Certains médicaments contre l’hypertension sont aussi concernés, ainsi que l’aliskirène.

Antibiotiques, antiviraux et antidiabétiques peuvent également avoir un effet sur les fonctions rénales.

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Perturbation de la thermorégulation

La régulation de la température corporelle est primordiale en cas de forte chaleur. Or, de nombreux médicaments peuvent l’affecter : les neuroleptiques ou les antidépresseurs, notamment. Les antihistaminiques, antiparkinsoniens ou antispasmodiques peuvent aussi avoir cet effet.

Certains anti-arythmiques, bronchodilatateurs ou anti-Alzheimer sont aussi concernés. Enfin, le néfopam et le pizotifène, respectivement un antalgique et un antimigraineux, peuvent perturber la thermorégulation.

Hyperthermie

Les neuroleptiques n’ont jamais été reconnu comme facteurs déclenchant d’un coup de chaleur. Toutefois, ils sont connus pour favoriser des dérégulations thermiques. C’est ce qu’on appelle le syndrome malin des neuroleptiques.

De nombreux antidépresseurs provoquent le même type d'effet. Mais comme leur composition est différente, c’est la sérotonine qui joue ce rôle. On parle donc de syndrome sérotoninergique.

Aggravation des effets de la chaleur

Prudence avec les médicaments contre l’hypertension : par définition, ils sont susceptibles d’abaisser la pression artérielle, ce qui peut limiter l’apport en sang de certains organes.

En outre, les médicaments qui altèrent la vigilance peuvent aussi affecter les facultés de défense contre la chaleur. C’est d’ailleurs le cas de tous les psychotropes.

Recommandations

L’ANSM insiste sur ce point : « aucune règle générale et/ou systématique ne peut être proposée pour la modification des schémas posologiques. »

L'agence sanitaire rappelle qu'il ne faut jamais prendre soi-même l'initiative de diminuer ou un arrêter un de ces médicaments. C'est aux professionnels de santé d'établir dans quel état clinique d’hydratation se trouve le patient, et en fonction de réévaluer l’intérêt de chacun des médicaments pris. Il est également préférable d'éviter la prescription d’antibiotiques non-stéroïdiens ou de paracétamol.

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