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Le baiser, prélude amoureux

Témoignage d’affection, le baiser est source de plaisir et sa pratique diffère selon les cultures. Mais il peut aussi être à l’origine de certaines maladies comme la grippe, l’herpès, l’hépatite B et la mononucléose, plus connue sous le nom de maladie du baiser. Quels sont ses symptômes ? Peut-on s’en protéger ?

La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le , mis à jour le

Le baiser, une spécialité française

Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes décrivent les caractéristiques du baiser.

Le baiser est un témoignage d'affection : donné aux proches, il est un gage de reconnaissance, de tendresse. Mais donné sur la bouche à son partenaire, il devient un prélude amoureux.

Le French Kiss, le fait de s'embrasser à pleine bouche, est une pratique qui peut être étonnante pour certains peuples. Seule une moitié de l'humanité s'embrasserait de cette façon.

Par exemple, les Pygmées ou les Thongas du Mozambique considèrent que le baiser est une atteinte à l'hygiène. Pour les Chinois, c'est un geste exclusivement sexuel que l'on ne doit pas pratiquer en public. A Bali, au lieu de s'embrasser, on préfère se coller visage contre visage.

D'après des psychologues allemands, dans deux tiers des cas, c'est du côté droit qu'oscillent les têtes lors d'un baiser. Les scientifiques pensent que cette tendance remonterait aux premiers jours de la vie : dès les premières semaines de gestation et durant les six premiers mois de la vie, le nourrisson penche plus souvent la tête du côté droit que du côté gauche. Une préférence qui se poursuivrait à l'âge adulte et influerait sur les comportements.

Le baiser : mode d’emploi

Le baiser est intimement lié aux sensations de désir et de plaisir.

Lorsque l'on s'embrasse, on échange des sentiments et du plaisir. Mais l'on se transmet également des choses un peu moins romantiques, notamment de la salive, c'est-à-dire : de l'eau, du mucus (variété de glaire), des enzymes (ptyaline) et des électrolytes (sodium, chlore, potassium).

Mais surtout, on met en contact les centaines de bactéries contenues dans la bouche. Ces dernières sont sans danger tant qu'elles sont en équilibre avec les facteurs protecteurs, comme la salive ou le brossage des dents, et un système immunitaire efficace.

Cependant, si la bouche est une barrière, certains microbes peuvent la traverser. Un baiser peut donc parfois transmettre des maladies comme la grippe, l'herpès ou l'hépatite B.

La mononucléose, la maladie du baiser

La mononucléose, maladie du baiser, se transmet par la salive et ne se manifeste qu'une fois dans une vie.

Il existe une maladie que l'on surnomme "la maladie du baiser" : il s'agit de la mononucléose infectieuse. C'est une maladie virale provoquée par le virus d'Epstein Barr (EBV), qui appartient à la famille des herpès virus. Elle est très peu contagieuse et s'attrape par la salive ou exceptionnellement, lors d'une transfusion sanguine. On peut donc continuer à faire la bise sur les joues.

En général, la contamination se produit dans l'enfance ou au moment de l'adolescence. On estime que 80 % des adultes sont porteurs du EBV, et 20 % à 30 % sont excréteurs asymptomatiques du virus.

Le traitement est essentiellement symptomatique (on traite les symptômes et non le virus lui-même) : repos physique, si la fatigue est très importante, et lutte contre la douleur avec des antalgiques (type paracétamol).

La mononucléose ne se manifeste qu'une fois. Une fois entrée dans l'organisme, le virus se loge dans les ganglions, où il demeure toute la vie sous forme silencieuse, sans donner de récidive. Les personnes infectées par le virus peuvent néanmoins contaminer les autres car elles peuvent produire du virus dans leur salive.

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