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Zola, première naissance "PMA pour toutes"

Zola, une petite fille, est le premier bébé né sous une fécondation in vitro autorisée par la loi "PMA pour toutes". Elle a vu le jour à Nantes, le 27 août dernier.

Mathieu Pourvendier
Rédigé le
La procréation médicalement assistée pour toutes est autorisée pour toutes les femmes depuis le 29 septembre 2021  —  shutterstock

Un an après l’adoption de la loi bioéthique au parlement le 2 août 2021, qui ouvre la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples lesbiens et aux femmes seules est né le premier bébé "PMA pour toutes". Il s’agit d’une petite fille, nommée Zola, qui a vu le jour le 27 août au CHU de Nantes d’une fécondation in vitro (FIV). Elle pesait 3,550 kilos et mesurait 50,5 centimètres.       

Six tentatives infructueuses en Espagne

En 2018, Myrtille et Cindy Meslet-Héricourt, ses mères, avaient tenté un parcours de procréation médicalement assistée en Espagne. Mais les six tentatives ont échoué. Durant leurs parcours à l’étranger, elles avaient effectué des tests (stimulation ovarienne, prise de sang, échographie…) au CHU de Nantes. Le couple de femme était donc prioritaire et elles ont choisi de renouveler leur essai en France. Cindy a porté l’enfant. Elles n’ont eu besoin que d’une FIV pour déclencher la grossesse. 

Thomas Fréour, chef du service d’aide médicale à la procréation de l’hôpital de Nantes, explique au journal Le Monde : "on a été parmi les premiers à démarrer l’activité après l’adoption de la loi, et la prise en charge des nouveaux publics a été une priorité. Cela explique que la première naissance de ce type, sauf erreur, ait eu lieu chez nous. " 

7 600 premières consultations

L’Agence de biomédecine a annoncé le 30 juin que 7 600 premières consultations pour les couples de femmes ou pour une femme seule avaient déjà eu lieu. 450 tentatives avec don de spermatozoïdes ont été réalisées. À la même date, 32 grossesse évolutives, c'est-à-dire des grossesses viables qui ont dépassé la durée de douze semaines, ont été recensées.    

D’un point de vu plus local, grâce à la loi bioéthique, les équipes du CHU de Nantes ont pu être renforcées et le matériel a été modernisé. Ils ont ainsi réalisé 800 interventions. Le service avait même été saturé juste après la promulgation.

À lire aussi :  Faut-il autoriser la gestation pour autrui en France ?  

Retour sur la loi bioéthique

La procréation médicalement assistée est autorisée pour toutes les femmes depuis le 29 septembre 2021, date de l'inscription dans le journal officiel. Le parcours de la PMA débute par un ou plusieurs entretiens avec un médecin spécialiste de la fertilité. Vient ensuite un délai de réflexion d’un ou deux mois puis les tentatives de PMA peuvent commencer. La sécurité sociale rembourse quatre tentatives de FIV et six inséminations artificielles.       

Cette loi comportait d'autres volets : elle autorise notamment le prélèvement d’ovocytes jusqu’au 43e anniversaire de la femme. Ajouté à cela, le gouvernement a retiré l’anonymat des donneurs de spermes et des donneuses d’ovocytes. Les enfants nés de PMA pourront donc connaitre l’identité du donneur à leur majorité. Enfin, cette loi prévoit la reconnaissance de la filiation des enfants nés sous gestation pour autrui (GPA) à l'étranger. Pour rappel, la GPA reste interdite en France.

PMA pour toutes : une liste d'attente qui s'allonge  —  Le Magazine de la Santé

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